Road trip à moto en Bretagne : une expérience incroyable !

Petite précision : en réalité j’ai écrit cet article au mois d’août dernier, le lendemain de mon road trip. Mais je ne l’avais pas terminé tout de suite, j’avais procrastiné et finalement j’avais attendu novembre pour finir sa rédaction. Tout ça pour ne le publier que maintenant, oui oui tout cela est très logique ! 😂

Les circonstances ont fait que mon copain et moi avons décidé de faire un road trip en Bretagne pour aller voir de la famille et découvrir cette région ! Moi je la connaissais sans la connaître vraiment. J’y allais depuis toute petite mais je n’avais jamais vu ces magnifiques lieux qu’on s’apprêtait à découvrir pendant ce road trip !

Au départ, on devait aller à l’étranger mais les délais pour les passeports s’étaient rallongés donc c’était mort pour l’été. En plus, au travail je n’ai pas pu poser les dates que je souhaitais. Je voulais aller voir de la famille là-bas depuis un moment et il se trouve qu’on était invités à un événement au même endroit et que ça coïncidait avec mes dates de congés imposées !

On s’est décidés 2-3 semaines avant puis, le temps de réfléchir à un itinéraire, d’être bien sûrs de nous (on savait que c’était une idée farfelue de traverser la France à moto), etc, nous avons réservé nos logements entre 2 semaines et quelques jours avant ! Tiens, ça me rappelle quelque chose… !

Ce road trip en Bretagne et en Normandie devait durer plus longtemps que ceux dans le Luberon (3 jours) et dans les Alpes (5 jours) dont je vous avais parlé ici, ou encore par ici. On était lancés pour 9 jours de road trip et on allait demander à des proches de passer s’occuper de notre chat deux fois par jour.

Une semaine avant le départ, j’ai commencé à stresser (comme d’habitude) et je ne pensais qu’à ça ainsi qu’à toutes les choses que je devais faire avant. J’étais stressée à l’idée d’aller si loin à moto, j’avais peur d’avoir un accident et j’appréhendais de laisser mon chat autant de temps car le maximum avait été 5 jours d’affilée. Là, ce serait 9 !

C’est la première fois que nous avons autant préparé un voyage. Nous avons dessiné une carte, sélectionné les endroits qu’on voulait visiter après avoir fait plusieurs recherches, mis en place un itinéraire et réservé les logements en conséquence. On avait aussi des personnes à voir au début et à la fin du road trip donc tout devait bien coïncider. On avait un peu de mal à estimer le temps nécessaire pour faire chaque lieu programmé. Normalement, même si ça allait être intense, une fois arrivés en Bretagne, nous allions pouvoir avoir des journées avec moins de moto et même plusieurs promenades à pied contrairement à ce qui s’était passé dans les Alpes.

Voici les lieux qu’on voulait découvrir :

-La presqu’île de Quiberon

-Les alignements de Carnac (si le temps)

-La presqu’île de Crozon

-Les Monts d’Arrée

-La Côte de Granit Rose

-Les Caps d’Erquy et Fréhel

-Saint-Malo (si le temps)

-Dinard (si le temps)

-Le Mont Saint-Michel (si pas trop galère vu les touristes et si le temps)

-Etretat (si le temps et si pas trop crevés)

-Honfleur (si le temps et si pas trop crevés)

-Deauville (si le temps et si pas trop crevés)

Etant donné que notre temps était limité, il a fallu faire des choix et pour nous c’était plus important de découvrir les lieux naturels que les villes. Il fallait ajouter à cela tous les temps de trajets et tous les moments où nous allions voir des proches ainsi qu’un événement auquel nous étions invités le dernier jour en Normandie.

On avait prévu de changer de logement toutes les nuits sauf à la fin en Normandie où nous allions passer deux nuits au même endroit. 8 logements en tout ! Nous avons d’abord cherché sur Airbnb comme d’habitude mais comme on était au dernier moment et qu’on cherchait une seule nuit dans chaque lieu il n’y avait pas beaucoup de choix et à des prix exorbitants. Résultat, on a trouvé plusieurs hôtels, une maison d’hôtes et une auberge de jeunesse. 

On avait décidé de faire le trajet en deux jours pour l’aller puis deux jours pour le retour soit environ 16h à l’aller et 16h au retour. No comment. Je me rappelle que quand on avait organisé le road trip dans les Alpes j’imaginais que ça allait être une torture et j’avais fait le retour en train, en le prévoyant avant de partir tellement j’étais sûre de ne pas tenir. Ça s’était plutôt bien passé et j’imaginais que c’était grâce aux trois semaines de sport préalables ainsi qu’aux pauses toutes les heures par rapport à ma sciatique. Pour ce nouveau road trip, alors que ma sciatique me faisait à nouveau très mal depuis plusieurs semaines et que ma kiné me déconseillait de reprendre le sport, eh bien je n’ai bizarrement pas appréhendé la difficulté physique du voyage. Et si je n’ai pas pris de billet pour rentrer en train c’était surtout parce que c’était moi qui étais à l’origine de ce road trip donc forcément je n’allais pas laisser mon copain rentrer tout seul ! Pourtant on savait dans quoi on s’embarquait, on était bien conscients qu’on allait parcourir plus de 1000 km (au départ on pensait ça mais c’était sans compter toutes les trajets !) et certaines personnes de notre entourage nous disaient que c’était de la folie. On avait réfléchi à d’autres options mais ce n’était pas possible et on n’a pas de voiture alors c’était soit à moto soit rien ! Le train et l’avion n’étaient pas des options car on voulait pouvoir bouger partout là-bas et les locations de moto sont plutôt chères.

Entre le road trip de l’été dernier et celui de cet été, nous avions acheté des valises de moto et donc je n’aurais pas à porter de sac à dos et on pourrait emporter l’essentiel sans avoir à sangler notre sac de trek sur le porte bagages. Sur les trois valises on a décidé qu’on aurait une valise chacun et une qui devrait rester vide ou quasiment pour pouvoir y ranger notre équipement pour les promenades : nos vestes de moto et nos airbags. Nous comptions accrocher nos deux casques à la moto avec un antivol comme l’été précédent. Entre-temps, nous avions fait un weekend road trip dans les Cévennes où nous avions pu tester les valises moto ! C’était aussi en 2022 (quelle merveilleuse année 😍) !

Ce que j’ai emporté dans ma valise moto :

-5 t-shirts

-1 jean

-1 short

-1 maillot de bain

-1 pull

-1 pyjama

-des chaussettes

-des sous-vêtements

-1 paire de baskets

-1 kaway

-mes chargeurs et câbles : téléphone, airbag, Cardo

-des médicaments

-une trousse de toilette avec le nécessaire à l’intérieur

-de la crème solaire

-des lunettes de soleil

-une serviette fine en micro-fibre

-un petit sac à main avec l’essentiel à l’intérieur

-des boules Quiès

-des sandales pour l’événement de la fin du road trip

-un tote bag

Mon équipement de moto :

-mon pantalon d’été

-mon airbag

-ma veste d’été

-mes gants d’été

-mon casque et mon Cardo

-mes chaussures toutes saisons

Le matin du départ j’étais méga stressée bien sûr mais on a réussi à partir à peu près à l’heure qu’on s’était fixée, un poil plus tard. On préfère ne pas se presser et se reposer plus si besoin et c’est ce qu’on a fait pendant tout le road trip tellement c’était intense et crevant !

D’habitude on évite l’autoroute mais là dès le premier jour de trajet on a été obligés d’en prendre quelques fois ainsi que des voies rapides sinon on aurait eu plus de 16h de trajet. Ce n’était clairement pas la porte à côté ! On avait décidé de faire une première journée de 9h de moto et une seconde journée de 5h. Il faut ajouter à cela la pause déjeuner et ma pause de 5 minutes par heure environ !

Le premier jour je savais qu’on avait 9h de trajet donc contrairement aux trajets de 3h que je trouve vite longs, là j’imagine qu’inconsciemment je me suis préparée psychologiquement, résultat je ne désespérais pas en voyant que le temps ne passait pas. Il a fait super chaud (canicule bonjour !) et c’était particulièrement difficile sur les autoroutes et voies rapides donc à plusieurs reprises je me suis répété la phrase : « il fait bon et je me sens bien » en espérant que j’allais finir par y croire ! Il faut imaginer que prendre une autoroute ou une voie rapide en plein été de canicules et fortes chaleurs c’est comme être dans un four ou face à un sèche-cheveux géant pendant un long, très long, moment. Comme le vent m’irritait les yeux, je fermais ma visière et avais donc encore plus chaud ! J’alternais visière ouverte/visière fermée, avais tantôt les yeux endoloris tantôt les lèvres gercées à cause du vent ! Mais en me répétant mon mantra salvateur, en étant plongée dans mes pensées (au-delà d’une certaine vitesse, on n’arrivait plus à s’entendre dans les intercomm’ avec mon copain), en pensant à ce que je m’apprêtais à vivre, en faisant des pauses spéciales « sciatique », en buvant quand j’avais trop soif, etc, j’ai réussi à ne pas trop souffrir ni à trop m’ennuyer pendant cette première journée intense ! J’ai trouvé que ça relevait du miracle ! En plus, par moments nous avons découvert de beaux paysages ce qui rendait le trajet plus agréable.

On est arrivés vers 21h à la maison d’hôtes. On ne savait pas encore que ça serait notre heure d’arrivée dans tous les logements du road trip, ce qui nous a fait galérer pour trouver où manger le soir ! On aurait pu mieux s’y prendre les fois suivantes mais je pense qu’en fait on profitait un maximum du lieu où on était et que même si on était partis plus tôt le matin on aurait quand même réussi à débarquer tard dans le logement suivant ! On était agréablement surpris par le cadre et par notre chambre car c’était beaucoup mieux qu’en photo. Nous avions commandé une pizza maison auprès de notre hôte pendant notre trajet pour être sûrs de manger quelque chose le soir. J’étais trop contente d’être en road trip, je n’étais même pas fatiguée et j’étais en forme physiquement malgré les 9h de route dans les pattes. On a savouré la pizza sur la terrasse, profité du lieu agréable et du silence puis pris une bonne douche et au lit !

Le second jour de trajet sentait déjà les vacances. Nous avons roulé les 5h prévues mais au milieu nous avons rendu visite à une personne de ma famille puis nous avons pris le bac à moto ce qui était assez drôle. Les paysages étaient plats et mornes sur cette partie du trajet donc heureusement qu’on avait les Cardo pour communiquer (quand on le pouvait car ils sont plutôt capricieux même à faible allure !). On peut aussi dire que ça ne sentait vraiment pas bon dans les campagnes, ça nous a marqués et ça a duré pendant toute le roadtrip et même en Normandie. En arrivant le soir à Quiberon nous avons pu profiter un peu de la ville.

Quiberon

En arrivant en Bretagne je me suis sentie dépaysée par les toits en ardoise et par les panneaux de signalisation traduits en Breton. On aurait dit qu’on changeait de pays. On est arrivés à Quiberon un peu avant 21h, je me suis tout de suite sentie dépaysée et heureuse de vivre cette nouvelle aventure ! On pensait avoir le temps de manger dans une crêperie mais c’était sans compter les autres touristes et les horaires de fermeture de plusieurs crêperies. On a pu profiter d’une petite partie d’un concert dans une église et on a fini par pique-niquer sur la plage. On n’a pas pu terminer car on a eu super froid ! Mais pour la première fois depuis des semaines on a pu passer la nuit la fenêtre fermée et même avec une fine couette ! Ok il faisait chaud la journée en Bretagne mais les températures baissaient à partir de 20h et permettaient donc de bien dormir. Dans notre planning nous avions noté que si on n’avait pas le temps de visiter Quiberon la veille au soir on le ferait le lendemain matin. C’était donc un peu le rush car on devait rejoindre quelqu’un de ma famille le lendemain midi dans une autre ville. En fait, à chaque fois qu’on a prévu quelque chose qui pouvait avoir lieu soit en arrivant dans le nouveau lieu soit le lendemain matin eh bien on l’a fait toujours fait le lendemain matin par manque de temps. Le lendemain matin donc, on a décidé de laisser nos affaires à l’hôtel et de marcher sur la pointe de la Côte Sauvage après le port de Quiberon et on en a pris plein les mirettes. On a admiré le Château Turpault et pris notre petit-déjeuner sur les rochers. On avait fait juste une halte à la Maison Riguidel pour acheter un Kouign Amann et une Croûte à Thé, deux spécialités bretonnes. C’était super bon et quel cadre ! Avec des températures matinales juste parfaites ! En quittant Quiberon, nous avons découvert toute la côte sauvage à moto. C’était très beau et si calme. J’ai regretté de ne pas pouvoir la faire à pied mais c’était déjà bien de pouvoir la voir ! On a trouvé qu’il n’y avait pas tant de touristes que ça et on ressentait un certain calme inexplicable.

Le midi et l’après-midi nous étions en famille et le soir nous avons dormi à proximité des Monts d’Arrée. Nous devions visiter Crozon soit l’après-midi soit le lendemain matin et nous l’avons finalement visitée le lendemain matin, évidemment ! Nous avons préféré profiter un maximum de ma famille et découvrir Larmor Plage à la place.

Crozon

Nous avons décollé de l’hôtel le matin direction la presqu’île de Crozon ! On s’est vite retrouvés dans des flots de voitures. C’était très touristique comparé à Quiberon. Je ne me rendais pas compte de la taille de la presqu’île en faisant mes recherches, c’était beaucoup plus grand que ce à quoi je m’attendais ! On a commencé par faire une promenade à … C’était très joli même si pas forcément dépaysant pour nous. Mon copain était un peu déçu mais on savait qu’on allait découvrir des choses inconnues pendant la suite du roadtrip ! Ensuite on a pu se baigner à la plage de … L’eau était juste glacée ! Je me suis forcée pour ne pas regretter et c’était disons… revigorant. Le cadre était très beau, l’eau claire et le sable pailleté. Même si le soleil tapait et qu’il n’y avait pas d’ombre sur la plage on a pu rester un petit moment grâce à l’eau gelée. On a eu du mal à manger des fois entre nos arrivées tardives dans les logements et nos vadrouilles en journée. On a beaucoup pique-niqué au final. On a fait aussi de nombreux arrêts dans les supermarchés pour acheter de l’eau. A Crozon ç’a été un peu n’importe quoi : au moment de déjeuner on était en pleine promenade et il n’y avait rien autour donc j’ai grignoté ce qui nous restait et mon copain n’a mangé que plus tard n’importe quoi également.

Après la découverte de Crozon on a décidé d’aller dans les Monts d’Arrée. On avait entendu qu’il y avait eu des incendies et on ne savait pas vraiment si c’était possible d’y aller. On est tombés sur un barrage de la gendarmerie qui nous a invités à faire demi-tour. Heureusement qu’on en avait découvert une partie à moto la veille au soir et une autre partie ce jour-là avant de tomber sur le barrage. Du coup on a cherché d’autres endroits à visiter et c’est comme ça qu’on s’est retrouvés à Huelgoat dans une forêt où l’on peut voir de gros rochers arrondis surprenants ! C’était super dépaysant et original en plus on a pu entendre les répétitions d’un concert au beau milieu de la forêt.

Ensuite, on devait rejoindre un autre hôtel à Guingamp mais il nous restait pas mal de route et on est encore arrivés vers 21h. On avait réservé une nuit dans un superbe hôtel qui s’appelle La Demeure et que je vous conseille. Les chambres sont décorées de meubles et d’objets d’un autre temps, on dirait des chambres de rois et de reines ! On avait un peu peur quand on a fait la réservation mais c’était réussi et la salle d’eau était totalement rénovée et décorée dans un style moderne. On a galéré à trouver où manger et finalement on a trouvé une crêperie juste à côté qui était mal notée sur Google mais comme les mauvaises notes ne concernaient pas la qualité des crêpes on a tenté. On pouvait créer notre galette à partir d’une liste d’ingrédients donc ça tombait hyper bien pour nous qui sommes végétariens. C’était super bon, surtout les crêpes sucrées qui étaient également personnalisables ! Bien sûr, nous avons bu du cidre, il était bio et on nous a expliqué qu’il était entre le cidre doux et le cidre brut. Il était bien bon !

La Côte de Granit Rose

Le lendemain on a fait un petit tour dans Guingamp pour visiter le centre-ville et la cathédrale puis on s’est mis en route direction la Côte de Granit Rose qui était l’endroit que je voulais le plus découvrir ! On espérait être dépaysés et ce fut le cas ! En plus, c’était très beau ! Mon copain avait décidé de faire des stops avant la fameuse côte et il a eu raison, on a trouvé un endroit hyper calme entre forêt et océan, à l’écart des touristes, c’était magnifique ! Ensuite, après avoir fait des courses pour faire un pique-nique, on a découvert la plage près de l’île Renote, c’était incroyable et on a eu beaucoup de chance car la marée était basse et allait bientôt monter. Résultat on a pu admirer et se promener dans un paysage atypique, découvrir les rochers de granit rose, fouler le sable fin et tremper nos pieds dans de tout petits cours d’eau. On a cherché l’heure de la marée haute et c’était indiqué 18h30 sur Internet. Ça nous faisait une belle jambe car on n’avait aucune idée de la façon dont ça allait monter : à partir de quelle heure, à quelle intensité. Mon copain me disait qu’il fallait qu’on se dépêche car on était à un endroit qui allait être recouvert par l’océan sous peu. On a demandé à des gens s’ils savaient à quelle heure ça commencerait à monter et ils nous ont répondu qu’il nous restait 15 minutes ! On a pris quelques photos et on a fait demi-tour jusqu’à la plage. J’étais super enthousiaste de vivre cette expérience même si je connaissais déjà étant petite. On a fait un pique-nique sur un gros rocher, dans ce cadre paradisiaque, les pieds dans l’eau et moins d’1h plus tard notre rocher était totalement sous l’eau. On était en plein soleil mais ce jour-là il y avait un air frais très agréable, il faisait à peine 25°C ce qui était parfait car il faisait chaud au soleil mais c’était largement supportable. Il y avait peu de touristes entre 14h30 et 16h30 et comme la plage était grande on se croyait limite seuls par moments, c’était trop bien ! Nous avons ensuite repris la moto pour découvrir la fameuse promenade du phare à Perros-Guirec (?). Les paysages étaient toujours aussi beaux mais les lieux, qui n’étaient pas très vastes, étaient envahis de touristes (comme nous !) ce qui rendait le moment bien moins agréable.

Après la Côte de Granit Rose on s’est baignés sur une plage à Plougescrant (?) où il y avait de gros rochers dans l’eau, qui n’étaient pas en granit rose et qui avaient une forme différente de ceux vus précédemment. Il était déjà plus de 19h donc l’eau était encore plus gelée que la veille, forcément. J’ai quand même réussi à me baigner car j’y tenais vraiment !

Les Caps d’Erquy et Fréhel

On est arrivés à l’auberge de jeunesse vers 21h et on n’a pas trouvé de restaurant où manger car ils fermaient tous ou ne servaient plus que des crêpes sucrées. On ne les a pas tous faits car au bout d’un moment on en a marre de se prendre des refus. On a cherché un camion à pizza à proximité, en vain. Finalement, on a mangé des restes (chips, pain de mie, olives et endives) qu’on avait de notre pique-nique. Ce n’étais pas grave, on préférait privilégier les découvertes et promenades et vadrouiller le temps qu’il fallait la journée, tant pis si ensuite on galérait à manger le soir. Le soir nous avons discuté avec les personnes qui tiennent l’auberge de jeunesse ainsi que des gens qui y dormaient comme nous. C’était une première pour nous et on va dire qu’il y a eu du positif et du négatif. Les avantages : gens étaient très sympas, ça faisait du bien de faire des rencontres, c’était le moins cher des logements du roadtrip. Les inconvénients : le manque d’intimité, le lit qui n’était pas top, mes cauchemars la nuit et les nombreux réveils tout ça parce que je me sentais moins en sécurité (j’avais tellement bien dormi dans tous les autres logements ! Je tombais de fatigue et dormais d’une traite ! Alors qu’en général je me réveille plusieurs fois par nuit.) Mais je suis contente de l’avoir fait. Le logement précédent était le dernier logement où on était qu’à deux car ensuite on allait passer deux nuits avec la famille de mon copain. On s’est rendu compte que ça faisait vraiment du bien de pouvoir être dans un logement où on peut faire ce qu’on veut, être tranquilles, avoir un maximum d’intimité, être totalement à l’aise. Heureusement, on en avait bien profité pendant les quatre premières nuits et on allait passer la toute dernière nuit qu’à deux sur le trajet retour.

Le lendemain matin, on a découvert les Caps d’Erquy et Fréhel. J’avais également hâte de les découvrir car il paraissait que c’était une dinguerie ! On a commencé par Erquy. Il y avait peu de touristes car le parking était petit (mais à moto on trouve toujours à se garer !). C’était super joli, on pouvait admirer de superbes falaises et on apercevait de longues plages de sable fin en contre-bas. C’était une belle découverte ! A partir de la Côte de Granit Rose, les lieux étaient dépaysants et très beaux ! C’était exactement ce qu’on recherchait ! On avait bien fait de faire tous ces kilomètres ! Là tout prenait sens !

Le Cap Fréhel était en revanche rempli de touristes. Pourquoi ? Parce que le parking était plus grand ! Tout simplement. C’était très joli également et différent ! On avait bien fait de faire les deux, contrairement à ce qu’un mec de l’auberge de jeunesse nous avait conseillé de faire. J’étais tellement contente de voir tant de beauté. On a encore eu du beau temps, on était vraiment chanceux. Il y avait un peu de brume lorsqu’on regardait la côte au loin ce qui créait une ambiance particulière que j’ai beaucoup aimée. On n’est pas montés voir le point de vue, c’était un peu cher et pas forcément plus intéressant, c’était déjà si beau, on se demandait ce qu’on aurait vu de plus à vrai dire. On a pu bien découvrir le lieu même si on savait qu’on n’avait que la matinée et qu’on allait devoir reprendre la route pour faire Saint-Malo ou Dinard et ensuite aller en Normandie voir de la famille. Ça sentait déjà la fin de notre voyage en Bretagne ! Avant de partir j’appréhendais que ça passe trop vite et finalement c’était hyper intense et ça m’a fait comme à chaque fois que je voyage : le temps passe plus lentement. Non pas que je m’ennuie, évidemment, mais parce que ça sort de l’ordinaire, c’est l’aventure, j’aime vivre ça, je me sens vivante ! Résultat ces 4 jours en Bretagne m’ont semblé être une semaine ! Et les 9 jours de roadtrip au total m’ont donné l’impression d’avoir duré 2 semaines en réalité ! A la moitié du voyage en Bretagne, je me suis dit que ça risquait de défiler à toute allure. Même pas. Je ne sais pas pourquoi j’ai ressenti cette peur. En fait ça, ça me le fait plutôt quand je passe un séjour dans un endroit que je connais mais quand c’est l’aventure non, heureusement ! La problématique que j’ai rencontrée tout au long de ce roadtrip, c’était où trouver des toilettes ? Il y a eu toutes sortes de toilettes et même des coins de nature. Là, il y avait des toilettes sèches et je priais pour que ça ne soit pas trop dégueu. Heureusement, il y avait des Espagnols qui en sortaient et je leur ai demandé lesquels étaient les moins pires car ils se plaignaient de l’odeur ce qui ne présageait rien de bon. Ils m’ont conseillé où aller et j’ai respiré le moins possible, c’était propre, c’était l’essentiel ! Nous avons repris la moto, direction on ne savait où. On hésitait entre Saint-Malo et Dinard car on manquait de temps pour faire les deux. Au début je pensais qu’on pourrait manger sur place mais on n’avait pas été chanceux dernièrement pour trouver où manger donc comme il était bien 13h on a décidé de s’assurer de pouvoir manger et donc de ne pas chercher de resto une fois arrivés dans le lieu qu’on aurait choisi. J’ai trouvé une boulangerie sur le trajet mais il n’y avait qu’un choix végétarien : une quiche aux légumes. On a fait un arrêt dans un supermarché pour compléter notre repas. On ne savait pas où manger tout ça, on était loin des jolis coins donc on a fini par manger sur le parking à côté de la moto, GE-NIAL ! Ensuite, on a décidé d’aller à Saint-Malo car ça semblait plus intéressant que Dinard. Moi j’y étais déjà allée étant petite mais je n’en avais aucun souvenir, à part un restaurant de fruits de mer. On était trop contents car à moto on va un peu où on veut ! On a pu rentrer à l’intérieur des remparts et se garer à l’intérieur. Alors que les gens en voiture devaient se garer dans un parking à l’extérieur qui n’était pas à côté. On était un peu dans le doute, est-ce qu’on avait le droit de se garer là ? On n’avait pas le temps de s’éterniser du coup on a gardé notre équipement de moto pensant que ça ne valait pas le coup de tout mettre dans les valises. Grave erreur. C’était un four ! On était en pleine canicule et si on avait été épargnés globalement là c’était intenable. Je n’ai pas hyper apprécié le moment, on marchait trop vite, on mourait de chaud. Mais c’était très joli ! Ça m’a fascinée cette proximité ville/océan alors que pourtant j’avais vécu à Nice à deux pas de la mer. Je ne sais pas comment l’expliquer, je trouvais ça incroyable de pouvoir aller se baigner à côté des remparts et des jolies ruelles de Saint-Malo. La vue était magnifique ! Je regrette de ne pas avoir eu le temps de la découvrir mieux mais on n’avait pas le choix si on restait davantage cela ferait moins de temps avec quelqu’un de ma famille et cette personne était la raison principale de notre road trip en Bretagne ! On a profité de toutes ces personnes à voir pour découvrir la Bretagne, on a décidé d’allier les deux mais clairement on n’aurait jamais traversé la France à moto uniquement pour visiter la Bretagne !

Ce road trip était incroyable, c’est le plus beau road trip que j’aie fait ! Il m’a montré que je pouvais partir à l’aventure en restant en France ! Je le savais déjà mais ce que j’avais ressenti à Lyon, dans le Luberon et dans les Alpes n’était pas comparable à ce voyage en Bretagne ! J’ai adoré, c’était magique, inoubliable ! Je ne voulais pas rentrer. Heureusement, je me disais que physiquement je ne pouvais pas tenir bien plus longtemps. Mais j’étais triste et déjà nostalgique. A tel point que quand j’ai repris le travail directement le lendemain (énorme bêtise, on ne m’y reprendra pas ! Mais je ne pouvais pas poser plus de jours et quand j’avais posé mes jours de congés je ne savais pas du tout qu’on ferait ce voyage), eh bien j’étais triste et déprimée. Je crois que j’en ai pleuré. Je dis je crois parce que là je poursuis cet article que j’avais justement écrit au travail (oui oui) le lendemain de ce roadtrip en Bretagne, tellement j’étais mal. Je m’étais arrêtée à l’étape au Cap d’Erquy, le 16 août et là on est mi-novembre. J’ai un peu oublié et il faut dire que j’ai vécu une autre expérience incroyable depuis. Je n’en dis pas plus. Bref, je me sentais mal donc je n’ai pas pu travailler vraiment et j’ai remis tout ce que j’avais à faire au lendemain. J’ai écrit cet article pour aller mieux et le midi j’ai pris une tarte normande en dessert dans la boulangerie où j’allais souvent, pour me rappeler mon roadtrip qui a également eu lieu en Normandie. Je n’ai pas parlé de la Normandie car on y a uniquement vu de la famille et juste aperçu le Mont Saint-Michel de loin que je connaissais bien pour y avoir été régulièrement depuis que je suis toute petite ou depuis que je suis née peut-être car ma famille habite dans ce coin. Mon copain n’y tenait pas quand on a vu la quantité de touristes essayant d’entrer sur le parking avant de prendre la navette. Résultat on n’a pas vu grand-chose de la Normandie. J’ai donc ressenti la tristesse du retour du voyage, comme je l’avais ressentie fort fort après notre voyage au long cours eu Europe et comme je l’avais ressentie, dans une bien moindre mesure, après deux semaines passées en Suède en 2014. Mon copain n’a pas ressenti cette tristesse, ni après notre voyage au long cours, car il était tellement fatigué à la fin de ces voyages qu’il était content de rentrer pour se reposer. Par contre, il avait été triste comme moi après notre voyage en Suède. Faut dire qu’on rentrait tout juste de notre merveilleux voyage qu’il fallait déjà réviser les partiels, direct, sans transition ! Après ce roadtrip j’ai vécu 2-3 jours de tristesse et de déprimer puis, ça a fini par passer et ma vie a repris son cours. J’ai compris pourquoi une personne de mon entourage ne part pas en voyage pour éviter la tristesse du retour. Mais moi je ne pourrais pas me passer de voyages pour ça ! J’accepte de vivre ces retours désagréables tellement les voyages sont pour moi incroyables (oui c’est LE mot de cet article je crois bien) ! Pour moi, voyager est très important, c’est indescriptible et ces mots ne sont pas assez forts pour décrire l’importance que ça représente pour moi. Et je suis sûre que d’avoir été « privée » de voyages ces dernières années a permis que j’en prenne conscience. Avait c’était une habitude (certes qui ne n’avait lieu qu’une fois par ans ou même une fois tous les deux ans) et c’était acquis. Là, je me rends compte que je suis chanceuse et très heureuse de tous les voyages que j’ai faits cette année ! En fait, cette année s’est passée comme je l’imaginais en rentrant fin 2018 de notre voyage de quatre mois et demi eu Europe. Je voulais voyager plus, ça ne s’est pas fait pendant plus de trois ans et cette année ça s’est enfin réalisé ! Je suis tellement contente et reconnaissante ! Pendant ce roadtrip on a fait 3300 km en tout (oui oui) ! C’est incroyable ! On a littéralement traversé la France à moto. Je suis rentrée avec des douleurs de malade et je me suis dit qu’il allait me falloir des jours et des jours pour m’en remettre. Surtout au niveau des fesses ! Eh bien, en deux jours c’était passé ! Moi qui étais maigre, sans muscles (enfin le minimum pour vivre quoi), sans préparation physique cette fois-ci, avec une sciatique que j’avais ravivée en 1000% plus douloureuse depuis le printemps où j’avais fait la connerie de faire trop de sport ! Je suis rapidement retournée chez ma kiné pensant que ça n’aurait clairement pas arrangé ma sciatique, que nenni ! J’avais hyper bien tanqué ce roadtrip ! Incroyable ! J’avais gardé les effets positifs constatés une semaine avant de partir. Je n’avais rien aggravé. Je n’en revenais pas ! Comme quoi ! J’avais vraiment bien fait de ne pas m’inquiéter sur ce sujet contrairement à l’an dernière avant le roadtrip dans les Alpes. On a été charmés par la Bretagne ! En cette période de canicule on s’est laissés aller à rêver à une « maison secondaire » là-bas pour l’été, pour fuir la chaleur insupportable de chez nous. On a fait des plans sur la comète. On s’est dit qu’on ne pourrait pas y vivre pour le mauvais climat le reste de l’année mais que ça pourrait nous faire de belles pauses estivales plus agréables que chez nous. On s’est sentis dépaysés et bien là-bas. Je ne me suis pas dit la même chose dans le Luberon et dans les Alpes. Faut aussi dire que le Luberon ressemble beaucoup à chez nous. Mais c’est vrai pour les Alpes. Parce que je ne me vois pas vivre loin de la mer ou de l’océan même si je reconnais que les montagnes sont majestueuses. C’est peut-être une question d’habitude mais je ressens vraiment ça. Mon copain moins car il ressent quelque chose de particulier en montagne, il aime cette immensité et trouve que ce sont les plus beaux paysages. Moi je préfère la mer/l’océan quand même. Pendant notre voyage au long cours ça passait quand il y avait un cours d’eau dans les lieux où on voyageait mais ça c’était en temps de voyage. Au quotidien je ne suis pas sûre qu’un lac ou une rivière me suffise. Au moins, je sais que je suis bien dans la région où je suis (sauf l’été quand c’est comme cet été et apparemment ça va être de pire en pire, je pense que les sceptiques concernant le réchauffement climatique on enfin compris avec la canicule, la sècheresse et les incendies de cet été). J’adore tous ces paysages de bord de mer, je ne m’en lasse pas (si si certains s’en lassent, c’est possible, c’est fou !) et j’en ai besoin je crois ! Si on retourne en Bretagne, une chose est sûre, ce ne sera pas à moto ! Mais on ne regrette pas, c’était une expérience inoubliable (et incroyable, j’étais obligée c’était trop tentant) !!!

***

N’hésitez pas à me rejoindre sur ma page Facebook et mon compte Instagram pour être informé de la parution de mes nouveaux articles ! Je ne suis absolument pas une blogueuse pro et comme faire la promotion de mon blog n’est pas ma priorité on n’est vraiment pas nombreux … 😅 Mais si je ne veux pas juste écrire un blog pour tante Colette et moi-même il faut que je m’y mette et là je fais un petit pas ! 😊

Laisser un commentaire